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Quand la colère se transforme en engagement

  • Photo du rédacteur: Muriel Coutant
    Muriel Coutant
  • 26 sept. 2023
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 oct. 2023

Ce 14 août 2023 a vu une décision historique dans le premier grand procès climatique du genre aux États-Unis : une juge du Montana a prononcé un verdict donnant raison aux 16 jeunes qui accusaient leur État d'enfreindre leur droit constitutionnel à un « environnement propre et sain ». Ils sont âgés de 5 à 22 ans. Ils font valoir qu'en tant qu'enfants et jeunes adultes, les conséquences dangereuses des énergies fossiles et de la crise climatique leur nuisent particulièrement. Aidés par une association, ils ont transformé leur colère en une action de justice qui fait référence et qui leur donne l’espoir de faire valoir le changement climatique.

En France, nombre de jeunes diplômés ne se sentent pas alignés avec les entreprises qu’ils s’apprêtent à rejoindre. Leurs valeurs d’écologie et de décroissance s’opposent aux projets expansionnistes et énergivores de leur future marque employeur.

Pourtant, l’entreprise représente à la fois la puissance capable de changer les choses et le lieu de changement nécessaire, surtout sur le plan environnemental. Mais attention, l’exigence est forte !

Ces jeunes « bifurqueurs » ont donc utilisé leur colère et perturbé les cérémonies de remises de diplômes dans les plus grandes écoles françaises, en présentant avec vigueur le « Manifeste étudiant pour un réveil écologique ». Profitant de leur position, ils font de « l'impact environnemental » la transformation la plus attendue dans l'entreprise. Ils veulent aussi agir, avec un levier qui pourrait se révéler puissant : ils n'iront pas travailler dans des entreprises qui se moquent de l'écologie.


Ce sont deux exemples de transformation de la colère en un engagement collectif retentissant.


A une toute autre échelle, individuelle cette fois, il est toujours intéressant de questionner la colère que chacun peut ressentir face à l’inaction ou le déni des décideurs de la situation écologique. Car elle révèle bien souvent un sentiment d’impuissance. Au regard d’un problème bien plus grand que soi s’invite le défaitisme.

Qui suis-je pour enrayer l’inéluctable ? C’est justement ce sentiment d’impuissance qu’il convient de combattre, et par là, d’utiliser toute l’énergie de sa colère pour agir efficacement ! Toutes les associations engagées vous le diront : les petites rivières font les grands fleuves ! Chaque initiative individuelle cumulée aux autres contribue à des résultats visibles et durables. Et la satisfaction personnelle qui en résulte permet d’abord de gagner en sérénité, et de la communiquer dans une contagion positive auprès de son entourage !


Je pense à Stéphanie qui a changé de vie pour s’installer dans les montagnes du Pays Basque et vivre de sa céramique artisanale, respectueuse de l’environnement qui l’accueille. Je pense aussi à David qui est tombé amoureux d’un petit paradis terrestre en Colombie, qu’il réhabilite et sur lequel il édifie des éco-lodges à la cime des arbres, et laisse libre accès à sa source d’eau potable aux villageois locaux. Je pense enfin à tous ceux qui rêvent de transformer leur colère en une action valable au sens où Viktor Frankl la définit « Ce dont l’humain a besoin, ce n’est pas de vivre sans tension, mais bien de tendre vers un but valable, de réaliser une mission librement choisie ».( Viktor E.Frankl, Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie -Ed. J’ai Lu Poche.)


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